Cabaret Poétique de Lituanie


dimanche 22 mai 2016


17h00

avec l'Université Populaire de Lyon

Une belle brochette de poéteux & de poéteuses se rassemble au Périscope… pour ne se livrer ni à la messe, ni à une prise d’otages avec alibi culturel. Qu’on se le dise !

 
JEAN-PIERRE ANDREVON & TROIS POETES LITUANIENS :
Giedrius Mickūnas, Dainius Gintalas & Dovile Kuzminskaite

Dainius Gintalas

Dainius Gintalas est un poète, librettiste, traducteur et plasticien né en 1973. Il vit et travaille à Vilnius, Lituanie. Il a étudié la philologie à la Faculté des Lettres de Vilnius et l’histoire de l’art à l’Académie des Beaux-Arts. Il a publié deux recueils de poésie : après Angis (Vipère) en 1997, Boa paraît en 2007 et remporte les prix Jaunasis Jotvingis pour l’émergence, décerné par le festival L’Automne poétique de Druskininkai, l’un des prix de poésie les plus important de Lituanie, ainsi que le prix du Chapeau Littéraire, décerné par le festival l’Hiver littéraire de Panevėžys en 2010. Son troisième recueil, Adatos (Aiguilles) a paru en mars 2016 aux éditionsTyto Alba. Son poème audiovisuel Vitrina (La Vitrine) réalisé avec l’artiste Ukrainien Yuri Kruchak a été élu Meilleur film des États Baltes au festival du film Next Festival 007.
Sa poésie est traduite en anglais, allemand, ukrainien, russe, slovaque, polonais, letton et en français (publication dans la revue Diérèse, Paris, 2006, traduction de Marc Fontana et Asta Uosė). Il s’est déjà produit en lecture lors de festivals en Autriche, Pologne, Slovaquie, Ukraine ou Lettonie. Il a écrit des livrets pour les opéras et opéras rock Žuviaganys (Berger des poissons), première en 2004 ; Svingas (Swing), première en 2008 ; Izadora, première en 2008 qui obtient la Croix d’Or pour la Scène, récompensant la meilleure création théâtrale de Lituanie ; Donoras (Donneur de sang), première en 2009 ; Džiokeris (Joker), première en 2010. Il a traduit du français vers le lituanien des ouvrages d’Arthur Rimbaud, Henri Michaux, Jean–Michel Maulpoix, Marc Fontana, Blaise Cendrars, René Char ou Jean-Baptiste Cabaud pour la poésie ; des pièces de théâtre de Molière ou de Daniel Danis et des romans ou essais d’Amélie Nothomb, de Georges Bataille, Jean Genet, Vincent Ravalec, Michel Houellebecq ou Guy Debord. Il a traduit en 2015 Les Chants de Maldoror, de Lautréamont. Il a créé en 2000 et continue d’assurer l’organisation du festival des poètes et peintres non professionnels Maskoliškių meno frontas (Le front de l’art de Maskoliškės).

Dovilė Kuzminskaitė

Dovilė Kuzminskaitė est une jeune poète née en 1990. Elle écrit, traduit et enseigne l’espagnol et la littérature espagnole à l’Université de Vilnius.
Elle reçoit en 2008 le prix de la Découverte dans l’anthologie du plus gros festival poétique de Lituanie, Le Printemps de la Poésie Poezijos Pavasaris. En 2012, elle obtient le prix Pouchkine de l’Automne Poétique de Druskininkai récompensant la meilleure lecture pour un jeune
poète. Elle remporte ex-aequo avec la poète Ramunė Brundzaitė le concours 2013 de l’Union des Écrivains de Lituanie permettant à un jeune poète de publier son premier livre, et Namassu paukščio ženklu (La Maison gravée du signe de l’oiseau) paraît la même année. Elle publie également sa poésie dans d’importantes revues du pays (Metai, Literatura ir menas, Nemunas). Elle a traduit de l’espagnol une sélection de textes de femmes écrivains Sud-Américaines pour la revue Metai.
 
Jean-Pierre Andrevon
 
Après une enfance à la campagne marquée par la guerre et l'occupation, il effectue des études secondaires avortées au lycée Champollion à Grenoble. Il travaille ensuite aux Ponts et Chaussées de 16 à 20 ans. Il entre à l'École des arts décoratifs de Grenoble en 1957. Il enseigne un an le dessin au lycée Champollion, puis c'est le service militaire en Algérie, jusqu'en 1963.
De retour en France, il enseigne à nouveau jusqu'en 1969 puis devient écrivain à temps plein. Depuis la sortie des Arts Décos, et parallèlement à l'enseignement, Andrevon poursuit et développe de nombreuses activités : journaliste, peinture, auteur-compositeur-interprète, cinéaste... Mais c'est dans l'écriture de fiction qu'il obtient ses premiers succès. Après des parutions dans divers fanzines, sa première nouvelle professionnelle est publiée dans le magazine Fiction en mai 1968.
Dès lors, Andrevon publie chaque année en moyenne trois ou quatre ouvrages (romans, recueils de nouvelles, travaux en commun), au départ essentiellement chez Denoël et au Fleuve noir où il a débuté en signant du pseudonyme Alphonse Brutsche), puis chez de très nombreux autres éditeurs (J'ai lu, Le Livre de poche, Flammarion, Magnard, Nathan, Canaille, Baleine, etc.).
Désormais, il publie moins souvent, et s'est éloigné de la SF au profit du thriller et de la littérature pour la jeunesse. Il a également écrit une autobiographie en 1993 sous le titre Je me souviens de Grenoble.
De sensibilité écologiste, Jean-Pierre Andrevon est considéré, et se considère comme un auteur engagé.