Schlaasss


samedi 11 juin 2016


21h00

Né d’une passion commune pour la Volvo Break, le duo se rencontre en 2012 lors d’un atelier de réparation manuelle organisé dans l’ancienne ville minière de Saint-Étienne. Forts d’un maniement du bistouri expérimenté et agacés par la mécanisation automobile, les deux énergumènes décident de cracher leurs maux dans des compositions sauvages et fondent Schlaasss, un gang mutant prophétisant la bonne parole entre rap, punk et électro.

Charlie Dirty Duran (aka La Bigleuse) et Daddy Schwartz (aka Le Grand Maigre) font alors appel au Dix, un portugais officiant dans l’ombre car réfugié politique du régime de Salazar, pour composer des instrus qui rendraient leurs textes crus plus accessibles au grand public. Et ça fonctionne. Les enfants, qui de toute façon ont toujours raison, sont les premiers touchés par le phénomène. Lors du premier Schlaasss-show, organisé à la Mine de Saint-Étienne dans le cadre de la fête de la musique, une bande de petits chérubins reprend en coeur « Salope », vidéo depuis visionnée plus de 145 000 fois sur la plateforme nouvelle génération qu’est Youtube. Schlaasss décide alors de se lancer à l’assaut du monde 2.0 et continue d’évangéliser les masses grâce a une présence totale sur le terrain : des tracks cultes, des clips chaud-bouillants, des stickers et des  graffitis partout, des concerts sanguinolents et des réseaux sociaux suralimentés en visuels aux goûts douteux. Et comme toutes les recettes faites avec le coeur, les tripes, et une volvo : la sauce prend. Ils sortent leur premier EP chez JFX Lab (branche du label Jarring Effect spécialisée dans les sorties digitales), le jour de la Saint  Valentin 2014. S’en suit une sélection aux « Inouïes » du Printemps de Bourges, avec un passage au festival qui atomise les codes de la bienséance.  Une soixantaine de concerts et des kilomètres en Volvo plus tard, Schlaasss tente toujours le grand écart (au sens propre et figuré) de jouer à la fois dans des SMAC et dans des squats, dans la lignée de leur univers transversal et inclassable. Acharnement intégral cultivant le paradoxe au travers d’une musique furieuse, Schlaasss brandit l’absurde au service du sérieux, entre irrévérence et férocité brulante. Alors qu’une grosse fan-base bien amourachée s’établie, et que des groupies en quête d’expérience salvatrice se font tatouer le logo du groupe sur leurs avant-bras, un événement crucial survient. Lacourroie d’accessoire de la Volvo s’effiloche et passe dans la courroie de distribution, la cassant à son tour. Résultat : le moteur lâche, la panne est irréversible. Que faire alors de toute cette musique qui ne vit qu’en concert ?
La grande croisade reprend : en parallèle d’un passage au Social Club de Frédéric Taddei, SLAASSSCH, à sorti son premier album le 28 avril 2015 sur le label digital Atypeek
Music.

Schlaasss / Slaasssch
2015 ©
Atypeek

Lien d'écoute / Site

 

 

Et en première partie, venez écouter Syndrome WPW :

Maladie. Malédiction. Bontempi. Balles de fusil. Physique quantique. La performance sans compromis de Syndrome WPW, élaborée à base de synthétiseurs électroniques et de violence, tape dans ta gueule avant d'abandonner une scène en ruine. Syndrome WPW a sorti son premier album, Marek Marek's Murder en octobre 2008 sur Midinette Records. Mixé par le producteur berlinois Shapemod, également ingénieur de Peaches et Planningtorock. Le second album, Resurrection Aboiements, est sorti en mars 2013 sur les labels Midinette Records et Ego Twister. Un single sur disquette est également sorti en juin 2015 sur Ego Twister.


* Les tarifs réduits sont accessibles pour les chômeurs et les étudiants