Ni + Pauwels


mardi 29 mai 2018


21h00
ouverture du bar 18h00
ouverture de la billetterie 20h30

Concert au Périscope, en coproduction avec le Marché Gare

Billetterie sur le site du Marché Gare:
10€ sur place / 8€ en préventes / 6€ en préventes pour les abonnés Périscope et Marché Gare

> NI
On pourrait faire simple et dire de Ni que c'est un groupe de rock instrumental. On s'arrêterait là et on se resservirait un bon café, regarderait la pochette de leur dernier album en se disant que ça fait du bien de profiter du balcon, que le printemps revient, et qu'on écouterait bien les oiseaux chanter tout l'après-midi, que ça faisait longtemps.

Pour compliquer un peu, on dirait que Ni est un Monstre à quatre têtes. Un grand méchant Ni, qui aurait troqué la linéarité des routes de l'Ain dont il vient contre des architectures impossibles, qui tiennent à grand renfort d'électricité et de polyrythmies apatrides.

Dans son temple, le quatuor perce les fenêtres à coup de cris, les murs élevés tiennent grâce à une nervosité virtuose et la qualité des fondations dissipe tout doute quant à la résistance potentielle du bazar pour les siècles à venir.
A l'intérieur, c'est la bourrasque continue, des enfants courent un peu
​ partout et leurs parents dansent autour d'un grand bûcher festif au milieu duquel la valse, la forme couplet-refrain et les mesures 4/4 lâchent un dernier râle avant d'être réduites à l'état de cendres.

Line-up
Anthony Béard : Guitare, Nicolas Bernollin : Batterie, Benoit Lecomte : Basse, François Mignot : Guitare
Credit Photo Jean-Christophe Mazue

> PAUWELS
Pauwels formé de 5 disciples, forts comme les doigts d'une main, fins comme les sens, agités comme les océans. Ce que raconte le groupe est une autre forme de psychédélisme, celui de l'expérience et l'expérimentation. Là où l'énergie de leurs concerts tient du mystère ; et la ronde du public les encerclant, du spiritisme. C’est une Hydre à mille temps, la boue tranchante du stoner et le feu du ciel de la noise. Des mathématiques saoules, une promenade taciturne de riffs amers et bavards, le temps que l’oreille tombe en pâmoison, rassurée et désarmée. Pauwels, bestiaire de scène patibulaire et tempétueux, est le « résultat d’une orgie entre Mogwai, Brant Bjork et Colour Haze ».