Grand Blanc + Gontard


mardi 17 mars 2015


21h

Concert organisé dans le cadre du festival des Chants de Mars.

Gontard !

chanson clandestine / chanson pop-punk

Enfant bâtard de la pop, Gontard! réalise le hold-up parfait en posant sa poésie crasseuse et illuminée sur tout un pan de la musique des 50 dernières années. Après un long et minutieux travail d’archivage de la sonothèque mondiale, à la recherche du sample parfait, commence alors l’étape la plus brutale et inspirée du processus, Gontard! dépèce des mélodies 60’s crève-coeurs, des beats hip-hop boiteux, des B.O souterraines et les empile pour réaliser des chansons immédiates et indispensables. Ses chansons qu’il poste frénétiquement sur son bandcamp à un rythme insolent attestent de l’élan vital d’un MC entre pop et punk, bricolant ses mixtapes et bousculant tout sur son passage.

Après avoir écumé de nombreuses salles de concerts en 2014 et occupé les ondes et les plateaux radios, Gontard! finalise son nouvel album “REPEUPLER” à paraître début 2015. Il y est entouré de son groupe de scène ainsi que des musiciens Chaabi, beatmakers, sections cuivres et cordes.

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Grand Blanc

chanson cold wave

Grand Blanc vient de cet Est froid. Où il a grandi il y avait de grandes cathédrales, à côté de hauts fourneaux. On ne mettait pas longtemps à passer la frontière lorsqu'on prenait l'autoroute. Dans des voitures on écoutait des vieux Bashung, les années 80, quand la France portait des T-shirts de Joy Division. On parlait un peu de littérature, beaucoup de musique, le samedi on priait pour qu'il y ait un bon concert. Ou on allait au match, et on priait pour qu'il y ait au moins un but. Ou on allait au bar. On évitait la messe, on n’évitait pas Metz et on était vidés par nos petites virées. Quelques-uns voulaient se mettre la tête dans le haut fourneau, d'autres voulaient finir dans la grande cathédrale.

 “On connaît tous mille groupes français influencés par Joy Division, mais peu finalement influencés par ce qui a influencé Joy Division : l’environnement, le désœuvrement, le rock déchiqueté et la poésie maudite. Autant remonter à la source même : toxique, souillée. En ce sens, Grand Blanc évoque souvent Bashung, quand il s’appropriait des langues étrangères avec l’aisance et l’intuition d’un autochtone. Grand Blanc (malade) a grandi à Metz, entre présence désespérée au stade Saint-Symphorien et balades fantômatiques parmi les débris sidérurgiques. C’est là, en autarcie, sous infusion de mauvais sang et de chant Ferré, que sont nées ces chansons inconfortables, hostiles et pourtant hautement addictives, à l’image de ce Samedi la nuit tellement poisseux, puissant, possédé qu’il donne envie (ou l’ordre) de ne rien faire : tétanisé, hébété.” Les Inrocks.