Agenda Concerts

le 23 avril 2010 à 21h30 PAF : 5€

Triplex à cordes



Ceci n’est pas un trio de guitares, mais une mésentente triumvirale à trois plectres…

Le Triplex à Cordes c’est trois cent milliards de neurones, dix huit mille cinq cent quatre vingt deux papilles gustatives, trois cent mille cinquante et une racines capillaires… mais plus simplement, c’est aussi soixante doigts, dix-huit cordes, six oreilles, trois paires de lunettes… Bref, et pour faire simple, Le Triplex à Cordes c’est trois guitaristes hors-paire de la région Rhône-Alpes.

De l’union de leurs talents et de leurs créativités respectives, est née, après moult expérimentations sonores, moult improvisations déjantées et non moins moult recherches en tous genres, « la petite suite jazzistique ». Cette suite instrumentale présente une mosaïque faussement informelle de thèmes de jazz connus et inconnus, recomposés et mis en abyme dans une suite jubilatoire et malicieuse.

Plus tard, saisissant une opportunité à bras-le-corps, Le Triplex à Cordes s’intéresse de très près à la forme du ciné-concert. Mettant alors ses six hémisphères cérébraux en ébullition, il met en musique, tout d’abord, « L’émigrant » de Charles CHAPLIN. Plus qu’une musique d’accompagnement, au sens où les pianistes du cinéma muet l’envisageaient autrefois, la musique originale du Triplex à Cordes impose un certain regard sur le film, dans le sens où elle souligne certains éléments de l’image.

Sur cette belle lancée, Le Triplex à Cordes met en musique un court métrage d’un tout autre genre du nom de « Quest » de Tyron MONTGOMERY. Ce court-métrage d’animation met en scène les pérégrinations d’un petit bonhomme de sable à travers des mondes désolés. Le Triplex à Cordes a su créer ici une musique discrète et économe se mêlant à la création préexistante d’étudiants musicologues allemands.

Enfin, répondant aux pulsions frénétiques des six ventricules de son système cardio-émotionnel, Le Triplex à Cordes se met à l’ouvrage pour mettre en musique un film aux proportions démesurées, un film grave, profondément touchant, irrémédiablement historique et, sans aucun doute, tout simplement beau. Face à l’ampleur de la tâche il décide de s’associer à un Simplex Clarinettum, si bien que Le Triplex à Cordes c’est soudain quatre cent milliards de neurones, vingt quatre mille sept cent vingt et une papilles gustatives… Ce film n’est autre que « La ligne générale » de Sergueï EISENSTEIN. La musique du Triplex à Cordes tend ici à donner un équivalent au montage formel du réalisateur soviétique. Thèmes, motifs et effets sonores se répondent et s’enchevêtrent à travers le film, tissant par-dessus le réseau cinématographique, un nouvel assemblage quasi-plastique d’éléments musicaux.

Pierre Fargeton (g), Olivier Biffaud (g), Anthony Greco (g)

Pour réserver, cliquez ici pour envoyez un mail à periscope.lyon@gmail.com

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